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Manager du XV de France engagé dans la Coupe du Monde 2007, Jo Maso, titulaire de cinq Grands Chelems dont quatre comme joueur, a été l’une des figures de proue du club narbonnais. C’était au temps glorieux des Spanghero. Souvenirs, souvenirs...
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Jo Maso : « Les Spanghero, une famille unique » |
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De 1968 à 1977, ce « Catalan de cœur et de racines », a joué, à l’ouverture ou au centre, sous la livrée orange et noir du Racing Club de Narbonne. « Neuf années de vrai bonheur que je n’ai pas vu passer, au milieu de gens cool, sereins, au caractère méditerranéen tempéré, à l’instar de leur climat, et nantis d’une hospitalité et d’une solidarité sans faille. C’est pourquoi des « immigrés » tels les Spanghero ou moi-même avons eu envie de partager le pain, le vin, l’amitié et le goût de pleurer et de rire ensemble avec les Narbonnais… »
L’ère des Spanghero. Impossible d’évoquer Narbonne, sans penser à Walter, prononcer « oualtère ». Fernand et sa femme, d’origine italienne, ont offert au rugby un nombre record de six fils. Laurent, Walter, Jean-Marie, Claude, Guy et Gilbert. « Il n’y a qu’avec le petit dernier que ne j’ai pas joué, ma carrière s’achevant », précise Jo.
France-Galles 1969. Cinq Narbonnais, parmi les 33 internationaux fournis par le RCN à l’équipe de France en cent ans, étaient alignés d’un coup pour une rencontre, décisive, dans le Tournoi. « C’est extraordinaire quand on n’oublie pas que la sélection s’effectuait alors parmi 60 clubs, et non quatre ou cinq comme désormais », relève Jo.
La finale de 1974. Une des plus belles dans les annales du championnat de France remportée par Béziers aux dépens de Narbonne, dans un derby au sommet (ci-contre). « 3 000 supporters nous attendaient au pied de l’hôtel de ville pour nous dire, malgré leur déception, tout leur attachement. Cette humilité, cette sincérité, ce soutien, je ne les ai jamais retrouvés ailleurs », conclut Jo.