| La cause directe fut l’arrestation du maire d’alors, mais toutes les conditions étaient réunies devant aboutir au drame. Dont l’envoi massif de troupes, harassées par le voyage, prêtes à tout. |
la révolte des vignerons : que s’est-il passé les 19 et 20 juin 1907 ? |
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Victime de la concurrence du vin algérien, de fraudes et de la surproduction, les vignerons du Midi sont en état de révolte, attisée par un certain Marcelin Albert... Les fins de semaines sont rouges de colère. Ce samedi et ce dimanche, la crise du Midi viticole atteint un paroxysme provoqué par l’arrestation du député-maire de la ville, le Dr Ernest Ferroul, républicain socialiste et auteur d’un appel suivi à la désobéissance civile.
Le 19, un ouvrier est tué et des dizaines de personnes sont grièvement blessées lors de charges de cuirassiers dispersant les assaillants de la sous-préfecture.
Le 20, place de l’Hôtel de ville, des soldats du 139e régiment de ligne d’Aurillac ouvrent le feu en deux salves. Cinq civils sont foudroyés dont Cécile Bourrel, 20 ans. Le même jour à Béziers, des soldats languedociens et catalans, se mutinent et fraternisent avec les viticulteurs, avant de rentrer dans le rang. A Paris le pouvoir a vacillé mais n’est pas tombé.
« Quelque chose se faufile dans cette histoire de la France du Nord contre la France du Sud. Pas sûr que cela soit résolu », commente l’artiste Jean Le Gac.
Le thème de sa création va cependant plus loin. Selon son procédé habituel, un texte accompagne la peinture de l’artiste, citant Michel Serres : « Ce sont toujours les pères qui envoient les fils au casse-pipe. »